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?Les commerces rouverts le 8 février

Les commerces ayant pignon sur rue pourraient être ouverts dès le 8 février prochain, croit l’épidémiologiste Nimâ Machouf.

Le premier ministre François Legault devrait annoncer, mardi à 17h, sa décision concernant le prolongement des mesures sanitaires plus strictes mises en place le 9 janvier dernier.

«Les commerces, on pourrait les ouvrir, probablement. Pas que les gens flânent dans les centres d’achats, mais qu’ils aillent dans les commerces, ça on pourrait les alléger un peu», affirme-t-elle en entrevue à LCN.

Elle est également d’avis que les petits rassemblements à l’extérieur pourraient être autorisés puisqu’ils ne constituent pas un risque élevé de propagation de la COVID-19.

«Tous les rassemblements à l’extérieur, je ne parle pas de foules, je ne parle pas de 100 000 personnes, mais aller voir les amis à l’extérieur, à mon avis ce n’est pas un danger, on pourrait relâcher ça un peu», soutient Mme Machouf.

Le plus grand risque de transmission, selon l’épidémiologiste, se trouve dans les lieux où les gens «restent trop longtemps ensemble» et où la ventilation est mauvaise.

Elle donne en exemple les rassemblements dans les maisons et les milieux de travail «où les gens sont rapprochés, ne peuvent pas se protéger et l’aération n’est pas bonne».

Le cas de la Nouvelle-Zélande

Si elle avait été le bras droit du ministre de la Santé, Nimâ Machouf admet qu’elle aurait proposé de faire les choses autrement.

«J’aurais dit : on fait comme la Nouvelle-Zélande. On prend une période, un mois, on ferme tout, mais absolument tout. On se donne beaucoup de misère pendant un mois, mais après ça, on fait notre vie normale», avance-t-elle.

Dans une telle situation, le contrôle des frontières aurait aussi été essentiel.

«On surveille complètement les frontières. Une fois qu’on sait qu’à l’intérieur on a éliminé le virus, à ce moment-là, on surveille tout ce qui rentre au Québec, mais on surveille drastiquement : quarantaine obligatoire, respecter le 14 jours et surtout tester rapidement pour pouvoir isoler les cas positifs du reste de la population», affirme-t-elle.

Nimâ Machouf admet cependant qu’«il n’y a pas une formule magique» pour combattre la pandémie.

Elle trouve d’ailleurs encourageant la diminution des cas observée dans les derniers jours.

«S’il y a une baisse, et c’est encourageant, on peut probablement réduire les mesures, être moins restrictifs dans les endroits où l’incidence a vraiment baissé, mais là où l’incidence est quand même assez importante, il faudrait y aller de manière très prudente parce que sinon ça peut augmenter rapidement», met-elle en garde.

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