La réouverture des écoles le 11 janvier encore envisageable?

Est-il envisageable de rouvrir les écoles au Québec le 11 janvier prochain au moment où la province a battu samedi un record de nouveaux cas de COVID avec 2 869 nouvelles infections rapportées et 1225 hospitalisations?
Olivier Drouin, qui a mis sur pied l’initiative citoyenne Covid Écoles Québec, et qui a suivi de près la situation de la COVID-19 dans les écoles de la province depuis le 26 août dernier, se dit peu optimiste de les voir rouvrir.
«L’arrivée des voyageurs c’est un facteur aggravant. Déjà, la situation sans les voyageurs était de 2869 cas sans eux. Imaginez le facteur aggravant des voyageurs qui arrivent des tout-inclus, et la variante qui vient de l’Angleterre», relève-t-il.
Par ailleurs, lorsque le confinement des écoles a été annoncé, soit le 17 décembre, la province n’enregistrait «que» 1700 cas par jour.
«Depuis qu’on a confiné les écoles, on a augmenté de plus de 1100 cas par jour. C’est sûr que ça prend des mesures additionnelles», a-t-il expliqué en entrevue sur LCN.
M. Drouin se demande quels seront les critères sur lesquels le gouvernement s’appuiera pour autoriser le retour en classe.
«D’ici à lundi, mardi, on demande à ce que le gouvernement, M. Roberge, M. Legault et M. Dubé s’assoient avec nous et nous explique le plan de match. Pour nous, tant que la situation ne sera pas sous contrôle, tant que les indicateurs seront au rouge, on aimerait connaître les critères de sortie de ce confinement, pour les écoles en particulier.»
Faudra-t-il se baser sur le taux de positivité? Le nombre de cas par million? Les hospitalisations?
«S’ils sont responsables, c’est possible qu’ils reculent. Si jamais ils ne reculent pas sur le 11 janvier, j’ai cinq idées de mesures qui doivent être mises en place, dont la reconnaissance de la transmission de la COVID par les aérosols», précise-t-il.
Il juge que si les écoles restent fermées, l’école à distance doit être accessible et optionnelle. Le dépistage systématique dans les écoles avec des équipes dédiées afin de connaitre le vrai portrait doit être mis en place. Et finalement que les adultes qui œuvrent en petite enfance et les professeurs soient priorisés dans la vaccination.
Lui-même parent de deux adolescentes, il convient qu’il sera difficile pour les parents d’éduquer les jeunes tout en travaillant, surtout pour ceux qui travaillent à l’extérieur.
«Nos écoles ne sont pas des services de garde, on ne doit pas les traiter comme tels pour la gestion de la pandémie», croit-il.
Il considère qu’une réouverture des écoles primaires devrait être priorisée, avec l’école à distance pour les élèves du secondaire pour plusieurs semaines.



